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Voici une belle présentation de la société GDE.

Nous verrons bientôt que GDE ne mets pas en décharge (légale) que des "cartons imbibés d'huile".

Cette société n'hésite pas à mettre aussi des dizaines de milliers de tonnes de résidus de broyage automobile dans des décharges sauvages.

 

ARDIMEA

 

 

 

GDE S.A., la renaissance de la matière


La collecte, le tri et le recyclage des déchets domestiques et industriels sont des métiers qui connaissent un essor sans précédent. La société GDE (Guy Dauphin Environnement) fait partie de ces groupes qui profitent de la hausse de leur activité pour se développer à grande vitesse à une échelle internationale.

 

Héritière de la société Guy Dauphin, GDE S.A. a son siège social basé à Rocquancourt, non loin de Caen, sur un site de 38 hectares. Des bâtiments d’origine — la société a vu le jour en 1860 — il ne reste plus grand-chose aujourd’hui. Le développement économique de GDE n’a toutefois pris toute son ampleur que récemment. En juin 1992, au décès du fondateur Guy Dauphin, l’entreprise employait moins de trente personnes sur quatre sites en France et traitait environ 100 000 tonnes de déchets par an. Quinze ans plus tard, GDE est une multinationale, filiale de la holding hollandaise Ecore, et se classe parmi les quinze premières sociétés de son secteur en Europe. Aujourd’hui, Ecore emploie 1 500 collaborateurs dont 1 100 sur une cinquantaine de sites en France et le reste en Hongrie (Ereco), en Roumanie (Romrecycling), en Slovaquie, en Suisse et en Turquie (Ekor). La société a réalisé un chiffre d’affaires de 740 millions d’euros (1,1 milliard d’euros en consolidé) et espère améliorer ce résultat cette année (entre 830 et 850 millions d’euros).

GDE exerce plusieurs métiers : collecte et recyclage de produits métalliques ferreux et non-ferreux (papier carton, plastiques, batteries de voiture…), tri des déchets, gestion de déchetteries, collecte et recyclage des DIB (Déchets industriels banals)… « Nous recyclons tout ce qui peut l’être et dans le cas particulier des DIB nous ne laissons en décharge que les produits souillés (des cartons imbibés d’huile par exemple) », explique Jean-Paul Saison, PDG de GDE.

La « renaissance de la matière » est le challenge du groupe : GDE produit et vend de la matière première aux aciéries et fonderies (à partir de carcasses de véhicules, d’électroménager ou de chutes de productions métalliques industrielles) et aux papeteries (à partir de vieux magazines, d’emballages en carton ou de chutes de production d’imprimerie). À partir de films étirables, GDE produit et vend aussi des granulés de polyéthylène basse densité naturel et gris à la filière plastique.

À la base du succès du groupe se trouve le recyclage des ferrailles. GDE recycle plus de 800000 voitures par an grâce à des broyeurs capables de traiter jusqu’à 250 voitures par heure. Le broyage génère des aciers, des RBA (Résidus de broyages automobiles) destinés aux CSDND (Centres de stockage des déchets non dangereux) et des bruts de broyeurs destinés à la flottation.

GDE possède une usine de flottation, complément idéal aux broyeurs. La flottation est un procédé qui permet une séparation précise des métaux contenus dans les bruts de broyage. Une première étape sert à homogénéiser les produits à flotter : granulométrie, induction et bains densimétriques. Les matières restantes — cuivre, inox, zinc, zamak — sont séparées manuellement. Les bains densimétriques successifs isolent les non-métalliques légers (caoutchoucs, mousses, bois), les alus légers, le magnésium, les caoutchoucs lourds (séparés eux-mêmes par induction) et les alus lourds.

Le papier et le carton, matériaux assez faciles à recycler, sont traités séparément. GDE en recycle plus de 120 000 tonnes par an. Le carton est trié et mis en balles de 1 tonne environ grâce à des presses. Le papier est trié manuellement en fonction de ses caractéristiques : fibres, couleurs, grammage. En ce qui concerne les documents dits « sensibles » tels que des archives, des plans ou des documents comptables, GDE assure une garantie totale de confidentialité et de destruction.

Le groupe collecte et recycle aussi les déchets thermoplastiques, les films polyéthylènes et polypropylènes. En fonction de la matière collectée, le principe de recyclage employé sera différent : le broyage ou l’extrusion. L’extrusion est une technologie de pointe qui permet de traiter plus de 500 tonnes de films polyéthylène et polypropylène chaque mois.

Enfin, GDE collecte et recycle des batteries de voiture. Déchets dangereux pour l’environnement, les batteries au plomb sont recyclables à près de 90 % de leurs composants (plomb, plomb métallique et polypropylène).

L’expérience et le savoir-faire reconnus de ses équipes permettent aujourd’hui à GDE de se préparer à attaquer d’autres marchés européens (Allemagne, Autriche, Espagne…). Pour accélérer son activité, la société multiplie les acquisitions de machines « 6 000 chevaux » qui permettent de traiter jusqu’à 180 tonnes de déchets à l’heure. GDE possède, par ailleurs, plus de 7400 bennes de 1 m3 à 80 m3 et deux sociétés de transport, Roux et Transenvironnement. Elle dispose ainsi de ses propres camions et de ses propres chauffeurs pour les opérations de transfert de déchets (qui nécessitent aussi d’affréter des bateaux, des tracteurs, des poids lourds, des trains…). 

Un tel développement économique n’est pas sans susciter des problèmes de recrutement. C’est pourquoi GDE a créé, il y a un an, son propre centre de formation: la société forme ainsi des chauffeurs, des manutentionnaires, des commerciaux et fait donner à ses employés, selon le besoin, des cours d’informatique et de langues étrangères (anglais et espagnol). Étant l’une des rares entreprises de taille importante à avoir conservé son siège social dans le département du Calvados, GDE assoit aussi sa réputation par une activité de sponsoring très dynamique dans le domaine du sport. GDE est ainsi le partenaire officiel de trois clubs de football (Stade Malherbe de Caen, Montpellier-Hérault Sport Club et Union Sportive de Quevilly) et du club de rugby de Limay.

 

Propos recueillis par Alexandre T. Analis 2007

 

Source : Commerce International

http://www.actu-cci.com/?pg=mag_article&id_m_a=2283

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