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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 19:12

Nous l'avons appris cette semaine, GDE a signé avec la SAFER un compromis de vente.

 

Une procédure normale d'attribution des terres à un (des) agriculteur(s) va donc s'engager selon les procédures en vigueur coformément aux textes qui régissent la mission de la SAFER.

 

 

Communiqué de presse d'ARDIMEA du 6-12-2012

 

ARDIMEA : La victoire.

 

GDE abandonne son projet.

La SAFER rachète les terres.

 

L’historique : en juin 2008 la population de Guémené apprend avec stupéfaction qu’un industriel, GDE (Guy Dauphin Environnement), vient d’acquérir 65 ha de terres, au prix exorbitant de 11000 € l’ha, soit 7 fois le prix moyen de l’époque. La SAFER reçoit une notification du notaire pour information. La législation actuelle donne la priorité à l’industriel sur le droit de préemption de la SAFER dont la mission est pourtant de préserver l’activité agricole. Son projet : création d’une « plate-forme  environnementale de traitement de déchets industriels », le titre est pompeux. En réalité il s’agit pour GDE d’implanter un centre d’enfouissement de RBA (résidus de broyage automobile) provenant de son unité de Montoir de Bretagne qui écrase plusieurs centaines de milliers de voitures par an. Ces catégories de déchets sont très dangereuses : ce sont principalement des plastiques, des mousses, du verre, du caoutchouc, mais aussi des métaux lourds, des hydrocarbures et autres liquides encore plus dangereux. Les risques majeurs sont la pollution atmosphérique (fumées, gaz, poussières), la pollution de l’eau (eaux de surface par ruissellement et surtout eaux souterraines par percolation) viennent ensuite les nuisances olfactives (odeurs nauséabondes), le bruit (engins de terrassement) et la circulation (plusieurs dizaines de semi-remorques par jour)

 

La réaction de la population est immédiate ; déjà échaudée en 2007 par l’épisode de la pollution de dioxine, laquelle a conduit 1100 bovins à l’équarrissage et provoqué le retrait de plus de 5 millions de litres de lait du circuit de commercialisation, les actions ne se font pas attendre.

Constitution de l’association ARDIMEA (Association de Refus des Déchets Industriels, pour le Maintien de l’Environnement et de l’Agriculture). Interpellation de la municipalité laquelle considère que c’est une affaire entre privés et qu’elle n’est pas concernée. Une grande manifestation est alors envisagée si bien que la réunion prévue pour accueillir GDE venant présenter son projet devant le conseil municipal est annulée. Une pétition est lancée pour recueillir l’avis de la population : 4178 signatures contre le projet en un temps record. Des panneaux d’information sont placés sur toutes les routes principales de la commune. De multiples interventions sont conduites par les responsables de l’association : Préfet, Sous-Préfet, Conseil Général, Conseil Régional, Communauté de communes, Chambre d’agriculture etc…

Tous les Sénateurs et Députés du département sont informés avec demande de rencontre, certains répondrons favorablement et quelques uns interviendrons auprès du gouvernement de l’époque. Tous les maires des communes environnantes (plus de 50) sont également contactés, un bon nombre d’entre eux accepteront de rencontrer une délégation de l’association et quelques uns feront prendre une délibération à leur conseil municipal pour manifester leur opposition au projet. L’association les en remercie vivement. Une rencontre avec une conseillère du Premier de Ministre de l’époque (Mr FILLION) sera obtenue.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

En février dernier l’association apprend que GDE revend ses terres. C’est une capitulation. Un compromis datant de décembre 2011 a été signé : avec QUI ? L’ancien propriétaire vendeur de 2008, Mr Louis Cochet. Mais cette fois la SAFER a la possibilité de faire prévaloir son droit de préemption. Une étroite collaboration de cette dernière avec l’association vient d’aboutir à l’acquisition et une réattribution est prévue dans les mois qui viennent. Un appel à candidature sera lancé; espérons qu’il permette d’installer un véritable agriculteur et non pas un spéculateur.

La ténacité et la détermination ont payé et ARDIMEA savoure sa victoire. Une grande fête sera organisée l’été prochain après la réattribution. Une action figure encore parmi les objectifs de l’association : faire abroger le texte de loi permettant à n’importe quel industriel de s’implanter n’importe où (en zone agricole) pour y faire n’importe quoi, au mépris le plus total de la population et des agriculteurs. Le Député de la circonscription Ancenis Châteaubriant est sollicité pour faire évoluer la législation dans ce sens.

 

 

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Published by ARDIMEA
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